Athlètes
LN1 : le mental d'une marathonienne
Trois mois de préparation, 42 km, et la même question : qu'est-ce qui fait tenir ?
À 31 ans, Léna Naïmi vient de boucler son cinquième marathon en 2 h 47. Elle nous raconte la fabrique invisible : celle de la tête.
« Le marathon, c'est un long dialogue avec sa propre voix. Apprendre à la calmer, c'est ce qu'on travaille en préparation. »
Trois mois, trois phases
Phase 1 — volume. On installe la base aérobie. Beaucoup de footings lents, peu de fractionné. La tête apprend à durer.
Phase 2 — intensité. On bascule sur du seuil et du VMA. Là, la voix intérieure s'agite : trop dur, trop chaud, trop tôt. C'est l'entraînement à l'inconfort.
Phase 3 — affûtage. Le volume baisse, le mental s'apprête. Visualisation de chaque kilomètre, scénarios de course, mantras répétés au lever.